La Fondation de Nice, l’art de «mettre de l’huile dans les rouages» pour les plus précaires depuis 1874
Respect, accueil inconditionnel, bienveillance et bientraitance sont des valeurs centrales de la Fondation de Nice. Cette association est issue du patronage créé par Don Bosco en 1874, ensuite scindé en deux entités. Depuis 1965, cette institution laïque œuvre à accompagner les publics en situation de précarité. Les missions de ce pilier de la sphère sociale sont pourtant méconnues
« La Fondation de Nice agit dans trois grands domaines, entame sa présidente, Marie-Dominique Saillet : l’accompagnement social et médico-social ; l’accès à l’emploi ; ainsi que l’enfance, jeunesse et familles. Nous nous sommes développés au gré des demandes et des besoins rencontrés sur le terrain mais nous répondons également à des appels à projets. Nous bénéficions ainsi de subventions publiques. »
Mettre en avant le positif
« Par exemple, le conseil départemental soutient nos actions en faveur des bénéficiaires du RSA [car les Départements sont en charge du versement de cette aide financière], ajoute Caroline Poggi-Maudet, directrice générale de la Fondation. Notre façon de faire consiste à mettre en avant les capacités des personnes accompagnées. Nous parlons de tout ce qui est positif et jamais des freins afin de les valoriser et de leur donner confiance en elles. À la ressourcerie par exemple, nous mettons en valeur les compétences. La reprise d’activité est fondamentale car elle est un facteur de soin. C’est un premier pas vers un changement vertueux. Nous avons un très haut niveau de tolérance et d’acceptation, nous ne sélectionnons certainement pas les profils qui auraient plus de chance de s’en sortir. L’idéal serait de pouvoir chiffrer les coûts évités afin de montrer qu’investir auprès d’un individu pour l’aider à remonter la pente est une dépense moindre que s’il plongeait encore plus dans la précarité avec les risques en termes de santé qui l’accompagnent. »
La structure agit aussi dans les vallées : « On y possède des logements où on peut installer notamment des demandeurs d’asile, poursuit Marie-Dominique Saillet. Dans les villages, les gens se connaissent, discutent et l’intégration est plus facile. Ça redonne aussi de la vie à ces territoires. Nous venons de créer une plateforme mobilité pour mettre à disposition des véhicules pour les personnes qui n’en ont pas et qui en ont besoin afin de décrocher un emploi. Nous essayons, à tous les niveaux, de mettre de l’huile dans les rouages. »
Axelle Truquet – Nice Matin du 5 août 2026
